Le gène Leopard

L’appaloosa doit sa couleur particulière à un gène appelé gène Leopard (noté LP) qui est un gène dominant (il suffit qu’un seul des deux parents ait transmis le gène pour qu’il s’exprime).

En plus de la couleur, le gène LP apporte aussi d’autres caractéristiques spécifiques :

  • La sclérotique blanche autour de l’iris (contour de l’œil blanc)
  • Des sabots striés
  • Une peau marbrée autour de la bouche, des yeux, des mamelles, ou des parties génitales.

oeil_appaloosa sabot_appaloosa bouche_appaloosa sex_appaloosa

La couleur de la robe, ou “pattern” est elle provoquée par un ensemble de gènes, qui ne sont visibles qu’en cas de présence du gène LP :

Varnish_150
Blue roan

 

Le gène varnish roan provoque un blanchissement plus ou moins lent de la robe, en laissant la couleur plus sombre sur les parties osseuses. La répartition du blanc peut aussi être moins régulière.

 

 

 

Blanket_150
Black spotted blanket

 

L’ensemble de gènes PATN2 fait apparaître une cape blanche (blanket) partant de l’arrière main, pouvant aller jusqu’au garrot, où subsiste la robe de base sous forme de spots plus ou moins ronds (spotted).

 

 

 

Leopard_150
Black leopard

 

Le gène PATN1 étend cette cape au delà du garrot, pouvant aller sur la totalité du cheval (near-leopard à leopard).

 

 

 

Si le cheval a 2 exemplaires du gène LP (les deux parents ont transmis ce gène, le cheval est alors dit homozygote), les spots n’apparaissent plus, la cape est totalement blanche, ce qui donne les chevaux fewspot (associé à PATN1) et snowcap (associé à PATN2).

FewSpot_150
Black fewspot
Snowcap_150
Black snowcap

 

 

 

 

 

De plus, le cheval est alors atteint du CSNB, qui empêche la vision nocturne.

Les croisements :
Vous pouvez trouver un petit tableau des croisements du gène leopard avec les résultats possibles ici.

Le gène LP et le gène PATN1 sont tous deux testables, chez UC Davis, ou chez Animals Genetics.

Pour plus d’informations (en anglais), vous pouvez aller consulter le site de l’Appaloosa Project, à qui l’on doit les dernières recherches et découvertes sur le fonctionnement du gène leopard.